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En bleu, je parle à mon futur garçon, Philippe
En rose, je parle à ma future fille, Héloïse
En vert, je parle aux deux
Mercredi 24 octobre 2007

Question dans un test pour filles : « vous trouvez une revue porno sous le lit de votre fils, que faites-vous ? ». Bonne question, tiens. Que faire, que faire ? J’aurais tendance à dire que je laisse la revue où elle est et basta. Parce que je crois qu’il y a des choses naturelles et tu n’as pas besoin de ta vieille mais néanmoins charmante mère pour t’expliquer la vie. Surtout que ton père serait à la limite mieux placé pour te parler de ça vu que lui a un pénis bien à lui. Mais il a dû me le prêter quelquefois sinon tu serais pas là.

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Il est vrai que la sexualité naissante d’un ado est toujours un cap délicat et les parents se trouvent désemparés même si on est déjà passé par là. Mais nous, c’est pas pareil. Vous, vous êtes de petits choses si innocentes, si petites… Si pures. La découverte présumée de ce genre de magazine induit que tu as des désirs, mon fils, et que même tu as compris comment utiliser ce qui te servait avant à faire pipi. Mais à quel âge tu vas commencer à remarquer qu’en te tripotant le zizi, ça fait du bien par où ça passe ? Je n’ai jamais été garçon donc je ne sais pas. Surtout qu’il n’y a aucune règle sur le sujet. Je ne suis pas quelqu’un de prude donc parler sexe entre potes ne m’a jamais dérangée du tout mais avec mon petit, hier encore bébé et là, là…

 

En parler ou pas ? Je suis partagée. D’un côté, en parler permet d’indiquer à l’enfant que, non, c’est pas sale. C’est normal mon fils. Bon, je ne pousserai pas le vice à te donner des conseils (et ton père non plus) parce qu’il faut respecter ton intimité. Mais de l’autre, t’en parler ne risque-t-il pas, justement, de franchir la ligne de cette intimité. Comment s’y prendre. Je te fais asseoir face à moi et j’entame ? « Philippe, faut qu’on parle. Tu es à l’âge où on s’asticote, c’est normaaaaaaaaaal mon fils ! Mais pourquoi tu es tout rouge ? ». Mes parents, ces saintes personnes pas du tout prudes sur le sujet, ne m’en ont jamais vraiment parlé quand j’étais ado, on en restait à « t’es gentille, si tu as un petit copain, tu te protèges ». De toute façon, ado, j’étais niaise donc la masturbation, c’était pas trop mon truc, je savais pas comment ça marchait tout ça. Je crois que ça ne m’intéressait pas vraiment. Mais je me doute que les garçons, c’est plus facile, vous, vous avez tout le matériel sous le nez, facile d’accès. Alors que le clitoris est plus dur à trouver, certains le cherchent encore, même.

 

Puis faut-il casser l’imagerie porno ? Je me doute bien que les ados se retrouvent toujours à regarder ce genre de film. J’en ai vu aussi mais j’étais majeure et vaccinée quand j’ai vu le vrai premier, avec des gros plans impressionnants, à la limite de la gynécologie. Sans doute qu’en tant que garçon, tu seras exposé à ça plus tôt. Il faudrait peut-être que je t’explique que toutes les filles n’ont pas une poitrine en plastique et que le sexe ne se pratique pas forcément à 4 pattes. Mais comment te dire ça ?

 

Je crois que le mieux, ce sera de laisser cette lourde tâche à ton père.

Par Nullipare - Publié dans : En bleu
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