The concept
En bleu, je parle à mon futur garçon, Philippe
En rose, je parle à ma future fille, Héloïse
En vert, je parle aux deux
| Novembre 2009 | ||||||||||
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Ciao les grumeaux !
A midi, je suis allée déjeuner dans un resto avec mes collègues, ce qui n’est pas un événement en soi. Alors qu’on mangeait en discutant tranquillement, un bébé à une table
voisine a commencé à s’agiter et à pleurer. Ses parents avaient beau essayé de le calmer, rien à faire. Bébé avait décidé de s’exprimer.
Plus classique, Bébé prend le train. Qui ne s’est jamais retrouvé avec un bébé pleurant tout ce qu’il sait pendant de longues, longues minutes interminables et à la limite du
supportable ? Je suis souvent impressionnée par le volume sonore que peut atteindre un nourrisson qui pleure. Mais que faire ? Un enfant de quelques années, on peut lui expliquer
qu’il dérange et essayer de le raisonner. Un bébé, non. Un bébé, ça ne sait pas communiquer autrement qu’en pleurant. Il a faim, il pleure, il a fait dans sa couche, il pleure, il a sommeil,
il pleure, il a froid, il pleure, il a peur, il pleure, il est outré par le salaire de Nicolas Sarkozy, il pleure. Ah non, ça, c’est moi.
Votre mère est du genre à ne pas aimer se faire remarquer. Enfin, pas pour des choses désagréables, bruyantes. Par exemple, si j’attrape pas mon téléphone portable 3 secondes
après le début de sa sonnerie, je me sens pas hyper à l’aise. Alors mon rejeton qui pleure en plein resto et qui s’arrête pas, imaginez le cauchemar. Allez, bébé, sois mignon, arrête de
pleurer, ça ne sert à rien à part ennuyer les gens ! S’il te plaît, stop ! Où c’est qu’on enlève les piles ?
Du coup, la question est « doit-on sortir avec son bébé ? ». Evidemment que oui, c’est pas sain pour un bébé de rester enfermé. Ni pour sa pauvre mère pour qui
donner la vie n’est en aucun cas synonyme de fin de vie sociale. Si je me balade dans la rue avec vous alors que vous n’avez que quelques mois et que je décide de déjeuner au restaurant,
dois-je me priver au risque de vous entendre crier ? Dois-je cesser de prendre les transports en commun au cas où, en plein milieu du trajet, vous auriez une envie pressante de vous
exprimer ? Et puis quoi encore ? Je crois que c’est tout le problème de la vie en société, en fait. En tant que nullipare, un bébé qui pleure à ma proximité, ça me dérange car ça
fait du bruit, of course. En tant que jeune mère, je serai exaspérée par les regards mauvais que m’enverront les « autres » quand un de vous se mettra à piailler. Non mais si vous
savez le faire arrêter de pleurer, ne vous privez pas surtout ! Parce que même si vous êtes des bébés sages, à l’instar de votre mère qui, paraît-il, fut une enfant facile (j’avoue que
je me souviens pas de ma vie de bébé, dommage), y a bien un moment où vous ferez les dents, que vous ferez vos besoins dans votre couche en dehors de notre maison. D’ailleurs, c’est à ça que
ça sert les couches.
Bref, je sens que quand vous serez né, je vais pas rigoler tous les jours mais je suppose qu’on s’habitue. Enfin, j’espère, je compte pas rester enfermée les 18 premiers mois de votre vie.